Pourquoi les animateurs d'unités ne peuvent-ils pas participer au processus ?

Cette question demande d’abord une précision de forme. Les animateurs d’unité et les assistants d’unité ne peuvent pas être désignés délégués d’unité, c’est la seule limite à leur participation au processus d’assemblée fédérale.
Pour le reste, l’animateur d’unité ou l’assistant d’unité participe, comme tout animateur, au processus de construction du programme d’animation fédérale, à travers les discussions menées au sein de l’unité. Il a donc la même implication que 95% des animateurs du mouvement. Mieux même, l’animateur d’unité (secondé par son staff d’unité) est aussi chargé de mettre en place ces moments de discussions en unité. Il est donc doublement concerné par le processus. Entre autres, c’est lui qui veille à mettre en place le processus de désignation du délégué de l’unité. Il a donc un rôle tout à fait particulier à jouer dans le processus.
Mais, au-delà de cette précision, pourquoi notre règlement prévoit expressément qu’il faut être animateur en section pour être délégué ? On peut avancer plusieurs bonnes raisons :

 On peut d’ailleurs lire cette "neutralité" de deux manières :

  • éviter d’être à la fois juge et partie (autrement dit garant du processus et en même temps candidat)
  • éviter de créer des situations de crise de légitimité (si un animateur d’unité ou un assistant d’unité se présente et n’est pas élu comme délégué par son conseil d’unité, cela aura des conséquences au niveau de la confiance dans le conseil d’unité).

Cela a d’abord une conséquence pratique et légale puisqu’il faut assurer que 2/3 des membres des instances décisionnelles aient moins de 35 ans. C’est une règle légale visant à assurer qu’il s’agit d’une organisation "pour et par les jeunes". Et notre mouvement a toujours été à la pointe pour que l’on préserve cette règle saine dans la reconnaissance officielle des mouvements de jeunesse.

Il s’agit aussi de donner une dimension éducative au processus. Dimension éducative que le staff d’unité accompagnera. En effet, il n’est pas fréquent, pour des jeunes adultes de pouvoir, dans l’action, apprendre à participer à une décision collective. Le processus de choix du programme d’animation fédérale est de ceux-là. C’est donc une occasion d’apprendre l’exercice démocratique de participation que nous offrons à de jeunes adultes. Et, pour le staff d’unité, c’est donc une occasion de jouer un rôle d’éducation des animateurs, en accompagnant le délégué, en organisant des moments de discussion avec les staffs, en débriefant les choses afin d’expliquer, de donner du sens à certaines règles ou certains enjeux auxquels l’unité n’est pas confrontée directement, d’aider à se projet dans le futur ou au-delà de son quartier ou de sa commune…

Donner la parole aux animateurs en section, c’est aussi une manière d’éviter que la construction d’un programme d’animation fédérale ne se limite à un débat entre “cadres” (l’animateur d’unité étant bien un cadre du mouvement). C’est une manière d’assurer que les réflexions sur les priorités de soutien visent bien à améliorer l’animation des scouts le week-end, dans les sections.
Il faut d’ailleurs remarquer que, pour les animateurs en section, c’est une des seules occasions de pouvoir ainsi être associés collectivement et directement à la structure de soutien du mouvement. Rappelons que les staffs d’unité ont, eux, régulièrement l’occasion, en cours d’année, par les relais d’animateurs d’unité organisés au niveau de chaque groupe d’unités, de faire part d’idées ou de préoccupations. Si, formellement, les relais ne sont pas des lieux où l’on décide de l’animation du mouvement en général, ce sont des lieux d’échange importants pour la vitalité du mouvement. Ils ont un réel impact sur l’animation du mouvement. De même, chaque année, les staffs d’unité ont l’occasion de rencontrer les cadres et les collègues de toute la fédération à l’occasion de la Journée des animateurs d’unité. Ces différents rendez-vous permettent aux animateurs d’unité et à la structure de soutien du mouvement de rester en contact régulier et d’ainsi donner des accents particuliers à l’animation du mouvement.

Les animateurs d'unité pourront-ils rencontrer le candidat ?

Formellement, les rencontres de février sont ouvertes aux membres de l’assemblée fédérale : les délégués et suppléants, les membres de l’assemblée générale. Les animateurs d’unité, comme 95% des animateurs, ne pourront donc par y participer, tout comme la plupart des cadres qui ne sont pas membres de l’assemblée fédérale.

Toutefois, à l’occasion de la journée des animateurs d’unité, le 16 janvier 2010, nous proposerons une présentation du candidat. Ce sera l’occasion pour les animateurs d’unité d’avoir un temps d’informations sur les propositions et sur la manière d’en discuter en conseil d’unité.

Par ailleurs, s’il existe un processus réglementé de rencontres, d’information et de participation (pour, en quelque sorte, garantir un minimum), il est de tradition que le candidat, selon sa volonté, développe d’autres moyens de contacts en dehors des seuls lieux formellement prévus par le règlement, notamment à travers des blogs, des sites internet ou des échanges de mails.