Faire la fête, chez les scouts, c’est une chose pour laquelle nous sommes particulièrement bien outillés : nous avons l'habitude de nous organiser, de nous répartir les  tâches, de créer des ambiances, de nous déguiser, de mettre au point des décors efficaces...

Faire la fête, chez les scouts, c'est même une seconde nature, une habitude : ne terminons-nous pas chacun de nos projets par un moment festif  ?

L'occasion de se faire connaître

Faire la fête, inviter à souper ou organiser un spectacle, ce sera pour nous l'occasion de créer des relations, de susciter des rencontres :  avec les parents des scouts, dont nous voudrions qu'ils soient des partenaires éducatifs ou avec des intervenants extérieurs mais influents sur la vie de l'unité (le bourgmestre, le directeur d'école, etc.).

Un projet de spectacle pourrait par exemple être une opportunité de nous montrer à ces gens qui ne connaissent pas ou peu l'unité.

Une fête dans quel but ?

Souvent aussi, une fête, un souper ou un spectacle seront  motivés par une combinaison de ces différents buts. Identifier clairement quelles sont les raisons pour lesquelles nous nous lançons dans une activité de ce genre, quels sont les buts à atteindre... Ces questions devraient nous permettre d'être plus efficaces et originaux quant aux moyens à mettre  en  œuvre, quant à la manière de faire.  

Nos recettes

Quand on fait la fête, chez les scouts, on la fait bien évidemment avec nos recettes à nous… Tant parce que le conseil d’unité et les scouts eux-mêmes prennent une part active à l’organisation, tant parce que la fête sera à l’image de ce que vit l’unité, tant parce que, comme les activités, la fête regorgera de créativité.

J’organise un concert afin de récolter des fonds pour l’unité. Des groupes joueront en live et des DJ’s vont animer la fin de soirée, à quoi dois-je penser ?

Tu devras obtenir les autorisations nécessaires de la commune (horaires, nuisance sonore, sécurité…) mais également t’acquitter des diverses redevances concernant la production publique de musique et les droits d’auteurs y afférents.

En Belgique, deux organismes s’occupent de recueillir des redevances lorsque de la musique est jouée publiquement.

  • La SABAM est une société qui s’occupe de percevoir et redistribuer les droits d’auteurs. Pour des concerts de groupes live, le paiement des droits d’auteurs n’est dû que si les groupes sont inscrits à la SABAM.
    En ce qui concerne les DJ’s, tu dois également envoyer la liste des titres joués le soir de la fête mais les DJ’s eux-mêmes doivent s’acquitter de la “licence DJ”.
  • A côté de la redevance de la SABAM, il faut également payer la “rémunération équitable”, c’est-à-dire la rémunération à payer pour l’usage public du répertoire musical des artistes-interprètes et des producteurs de musique. Les sociétés SIMIM et URADEX (la première représentant les producteurs de phonogramme, la deuxième les artistes-interprètes) calculent la rémunération à payer (en fonction de la taille de la salle, de la vente de boissons…).

A noter que la rémunération équitable n’est pas due s’il s’agit d’un concert live où les musiciens jouent leurs propres titres. Inversement, une performance de DJ’s ne sera jamais considérée comme un concert live, vous devrez donc toujours vous acquitter de la rémunération équitable. Et si vous passez de la musique avant, entre et après les groupes qui jouent live, vous devrez également payer cette rémunération équitable.

Certaines salles paient annuellement la rémunération équitable, que vous ne devez par conséquent plus payer.

Ces dernières années, les contrôles se sont multipliés, même dans les locaux les plus improbables. Il est donc conseillé d’être prudent afin de ne pas voir les bénéfices accumulés partir dans le paiement d’une amende.

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