Faut-il adapter un jeu ?
Créer ou adapter un jeu ?
Quand un de tes scouts arrive avec un bras cassé, tu adaptes tes activités, tu fais attention. Ici ce sera un peu pareil. Faire vivre ensemble des gens différents, c’est permettre à chacun de trouver une place en fonction de leurs possibilités et de leurs propres limites. L’important est de contribuer ensemble à la tâche commune. Parfois, tu donneras un rôle particulier à l’enfant handicapé. Parfois, tu adapteras complètement le jeu.
En tenant compte de la déficience, dois-tu
- modifier l’exigence ?
- adapter le matériel ?
- aménager l’espace ?
- modifier les règles ?
- simplifier les consignes ?
- adapter les activités artistiques ?
L’objectif du jeu ne doit pas changer. Tout le groupe doit toujours trouver du plaisir et atteindre l’objectif initial du jeu, même s’il a été adapté.
« Les activités* doivent être organisées de manière à ce tout le monde puisse se sentir partie intégrante de la section ! Encore une fois, ce n’est pas important que tout le monde fasse la même chose ! Le rôle des animateurs est de soutenir et de motiver.
Le scoutisme doit comprendre des activités diverses et équilibrées. Les activités peuvent être intellectuelles, physiques, sociales, etc.
Si quelqu’un ne sait pas courir, il peut encourager.
Si quelqu’un ne sait pas écrire, il peut chanter.
Si quelqu’un ne sait pas résoudre un problème de math, il peut préparer un repas.»
(* Au-delà des barrières, Bureau européen du scoutisme, p.69.)
Lorsqu’un staff doit absolument adapter un jeu, il doit se concentrer sur deux aspects :
- la modification du matériel
- la communication et l'explication du jeu.
La modification du matériel
Il faudra agrandir des pièces, des objets pour les personnes qui ont des problèmes de préhension (faculté ou action de saisir des objets avec la main), utiliser des fixations velcro, utiliser des jeux à reconnaissance tactile ou sonore, utiliser des matières plus résistantes. Grosso modo, cela revient pour le staff à se mijoter un petit atelier artistique durant la réunion de préparation du jeu.
La communication et l'explication du jeu
Tu peux diviser le jeu ou son explication en plus d’étapes, modifier les modes de réponses à un jeu si tu as un enfant qui a des problèmes d’élocution, etc. Pour en savoir plus, tu peux lire un article bourré de conseils sur la communication dans la rubrique Pakon du CSD 84.
- Jouer la différence. Jeux pour enfants sourds et entendants, APEDAF. Fiches de jeux téléchargeables sur le site de cette association (www.apedaf.be)
- L’accueil d’un enfant sourd dans le cadre d’activités (ré)créatives, culturelles et sportives, CREE (02.762.57.30, www.creeasbl.com)
- Activités physiques adaptées aux personnes déficientes intellectuelles, Editions Revue EPS. Ce dossier, consultable au 21, reprend des activités et exercices sportifs ou physiques.
- Activités motrices pour les personnes lourdement handicapées, Editions Revue EPS. Ce cahier, lui aussi disponible au 21, propose des fiches pédagogiques de jeux à caractère sportif en équipe.
- Recueil d’activités adaptées et outil d’adaptation d’activités dans le but de permettre à l’enfant ayant une déficience d’y participer avec ses camarades du service de garde en milieu scolaire, ASGEMSQ. Un livre très intéressant, consultable au 21, sur les notions d’adaptation par type de déficience et présentant des animations adaptées.
Trucs et astuces
Le louveteau sait-il peindre avec la bouche ou le pied ? Tout le monde s’y met et on fait une séance de peinture-bouche ! Ou prend des petites brosses, des éponges, grossis le pinceau avec les tubes en mousse de protection (tuyauterie), peins avec la paille, avec un fusil à eau, avec un gant de toilette, etc.
Tu peux toujours utiliser un sifflet, mais compléter les rassemblements ou consignes par un support visuel (agiter un foulard, vibreur, etc.) n’est pas superflu. Il faut attirer son attention. Plus la lumière est basse, moins la personne malentendante a des repères. L’obscurité la perturbe totalement.

