Il suffit d'allumer la télé, la radio ou de surfer sur le web pour entendre parler de la fameuse "crise".
Crise économique et financière, mondiale, crise de la dette... Au secours !

Tes scouts n'échappent pas à ce tapage médiatique. Dès lors, pourquoi ne pas leur faire découvrir un autre aspect de ce secteur, plus proche des valeurs scoutes que du capitalisme financier ?
Son nom : la finance solidaire.

Découvrir la finance par le jeu

Financité, le site belge de la finance solidaire, a développé deux jeux destinés à développer une réflexion critique par rapport au système financier actuel et à donner des pistes d'action concrètes. Teste-les avec tes éclaireurs ou tes pionniers !

De quoi parle t-on ?

  • La finance solidaire entend traiter l'argent non plus sous l'angle de la seule rentabilité économique, mais en y adjoignant des considérations d'éthique et de solidarité.
    On entend par éthique le fait de respecter des critères sociaux et environnementaux.

  • L’investissement socialement responsable (ISR) est un concept plus large que celui de finance solidaire puisqu’il intègre à la fois des préoccupations sociales, éthiques et environnementales, mais sans être forcément solidaire.

Quelques notions économiques

Le capitalisme financier est un terme souvent utilisé dans un sens péjoratif pour désigner un système économique capitaliste déconnecté de l’économie réelle et où l’importance accordée à l’actionnaire serait excessive.

En général, un portefeuille comporte :

  • une carte de débit pour retirer de l'argent associé à un compte courant ;
  • une carte de crédit pour certains achats ;
  • un compte épargne pour mettre de côté une partie des revenus ;
  • un crédit pour faire face à des dépenses particulières ;
  • une hypothèque pour l'achat d'un logement
  • plusieurs assurances ;
  • un placement en action ou obligation.

Associé à une carte de débit, le compte courant est indispensable à toute transaction financière, en ce compris la réception des salaires et le paiement des factures, via virement.

Quand le compte courant est à découvert, c'est parce que ses utilisateurs ont dépassé la limite d'argent disponible. Le compte passe donc en négatif.

Dépôt d'argent dans une banque ou un organisme assimilé tels que les caisses d'épargne qui rapporte un intérêt mais ne permet pas d'être utilisé pour faire directement des paiements.

Qu'il s'agisse d'un fonds d'investissement, d'actions, de parts de coopérative ou d'obligation d'États, l'investissement sert à offrir un profit financier sur une somme de départ.

Pour séduire, il offre des niveaux de risque et de rentabilité à même de faire craquer tous ceux qui ont quelques réserves financières, quels que soient leur profil et leurs attentes.

C'est la banque des banques. Chacune d'entre elles y a un compte et dépose et retire de l'argent en fonction de la demande de leurs clients. Elle est aussi la banque de l'État fédéral.

La banque nationale de Belgique ne décide plus toute seule de la politique monétaire. Elle met en œuvre les décisions de la banque centrale européenne. Mais elle est la seule à pouvoir émettre de la monnaie.

Banque où M. et Mme Tout-le-monde déposent leur argent, sur un compte à vue ou un compte épargne.

La banque commerciale utilise cet argent pour investir dans des fonds, des actions, des bons d’état, des ressources naturelles, des assurances, etc. Tout ce qui peut être rentable.

Elle octroie des crédits aux particuliers, aux entreprises et même aux États.

Défunte officiellement le 15 septembre 2008, Lehman Brothers fut l'une des plus grandes banques de son temps.

Présente dans de nombreux pays, Lehman Brothers proposait, en tant que banque d'investissement, des services financiers diversifiés à ses clients : actions et obligations, études de marché, capital-investissement et banque privée.

La crise financière mondiale, née de la crise des subprimes, a précipité sa chute et jeté dehors mes employés.

Le Fonds monétaire international (FMI) permet aux États de se financer, via des prêts, pour des problèmes structurels ou des gros investissements.

Pour ce faire, le FMI conditionne son aide à l'adoption de plans d'ajustement structurel d'inspiration libérale : baisse des dépenses publiques (éducation, santé, gouvernement), ouverture des marchés intérieurs à la concurrence, exportation favorisée, etc.

L'actionnaire est le propriétaire d'une fraction d'une entreprise commerciale.

Il a acheté, via la bourse, un titre (appelé aussi action) émis par cette entreprise qui avait besoin de financement.

Il a pris un risque mais attend évidemment un retour financier, via les dividendes et bénéfices dégagés par l'entreprise et reversés aux actionnaires.

La bourse de valeurs sert à échanger des titres d'entreprises (appelés aussi actions), les obligations et les produits dérivés.

Pour se financer, les entreprises ont deux solutions : soit emprunter de l'argent, soit émettre des actions. Lorsqu'elles choisissent cette deuxième solution, elles ont besoin de rencontrer les
investisseurs. C'est pour cette raison que la bourse a été créée.

Le crédit subprime désigne un prêt immobilier dit “à risque”, car consenti à des ménages qui risquent de ne pas pouvoir le rembourser. Pour compenser le risque, les taux d’intérêt du prêt sont très élevés.

En 2007 aux États-Unis, la valeur des crédits subprime s'est effondrée, déclenchant une crise financière mondiale jusqu'en 2011.

Opération financière ou commerciale dans le but de profiter des fluctuations du marché pour réaliser des bénéfices.

Ces fonds d’investissement privés extorquent en toute légalité des ressources financières vitales pour le développement des pays du Sud.

Leur méthode : racheter à très bas prix des dettes de pays en développement pour ensuite les contraindre par la justice à les rembourser au prix fort, c’est-à-dire le montant initial des dettes, augmentées d’intérêts, de pénalités et de divers frais de justice.

Souvent, petit territoire souverain dont les impôts sont extrêmement bas, voire inexistants. Le but est d'attirer de nombreux capitaux afin de réaliser des affaires lucratives.

Exemples de paradis fiscaux : îles Caïmans, Bahamas, Chypre...

Quelques exemples récents :
  • Marée noire dans le Golfe du Mexique : catastrophe naturelle provoquée par la recherche constante de profits, sans prendre en conséquence les dangers pour l'écosystème, survenue en avril 2010.
  • Projet de barrage à Ilisu (Turquie) : projet de barrage hydroélectrique nécessitant l'inondation d'une zone habitée par 60 000 personnes et l'engloutissement d'une cité antique.
  • Accélération de la concentration en CO2 dans l'atmosphère : le secteur financier en est responsable en partie, directement ou indirectement, puisqu'il permet la mise en œuvre d'activités économiques qui émettent des gaz à effet de serre.