Manger autour d’une table réalisée par les scouts, dormir dans un lit ou un pilotis construit par la patrouille... Autant d’activités qui laissent des souvenirs inoubliables. Tu trouveras dans ces pages :

Faire un plan des constructions

  • Gagner du temps au camp puisqu’il te suffira de lire ce qui se résume finalement à un mode d’emploi.
  • Se rappeler au camp de ce qui a été décidé et projeté plusieurs mois avant.
  • Tenir chacun au courant de ce qui est à réaliser. C’est plus motivant et tout le monde peut mettre la main à la pâte.
  • Prévoir le matériel nécessaire (outils, bois...).
  • les mesures
  • la disposition de chaque construction
  • les indications de matériaux
  • la représentation schématique des constructions

Pour avoir une belle perche de 4m de long, il faut laisser l’arbre grandir pendant… 15 ans environ. Quand on brûle tout en fin de camp, la longévité des perches ne dépasse pas… 15 jours. Dommage non ? Réutilisons ou revendons le bois ! 

Des idées de schémas de constructions

La table sera le lieu de détente où la patrouille se retrouvera pour discuter. Veille donc à soigner son confort ! Des dossiers ne seront pas du luxe, tout comme la traverse pour poser les pieds des jambes courtes.

Les croquis ci-contre proposent différents modèles : tu peux t’en inspirer pour dresser le croquis de la tienne.

  • Plusieurs solutions pour les plans de table

Bien trop souvent, plus de nourriture se retrouve sous la table que dans les assiettes (avec les insectes en prime) ! On peut utiliser des rondins, soit entiers, soit patiemment sciés en deux (on place la tranche plate vers le haut). 

De nouvelles techniques ont vu le jour : le plan de table réalisé en bandes de chambre à air découpées au ciseau et tressées serrées, pourquoi pas ? Il y a encore d’autres possibilités : le tissage de cordes, les vieux volets en bois (déroulés), des assemblages de plaque d’aggloméré ou encore une série de planches (+ 12 cm de large sur minimum 2,5 d’épaisseur).

Quelques précautions

  • D’abord, tu veilleras à ce que les lits rentrent bien dans la tente… en longueur, en largeur et en hauteur !
  • Ensuite, les lits doivent avoir une largeur confortable (entre 65 et 80 cm) et une longueur supérieure d’au moins 15 cm à la taille de son futur occupant.

 Les lits simples
Cette technique a l'avantage d’être simple à réaliser (donc plus rapide) et de nécessiter moins de bois (une dizaine de perches bien élaguées).

Les lits pilotis

La tente sur pilotis et les lits forment le plancher.

Les lits superposés

Cette technique simple à réaliser a l'avantage de faire économiser de la place dans la tente.

Les sommiers

 Plusieurs techniques sont possibles pour réaliser le sommier dans un cadre en bois :

  • chambres à air découpées
  • treillis de corde
  • bâche tendue

Un matelas (ou mousse) supplémentaire est néanmoins conseillé.

Pour un grand camp, l’installation de la "cuisinière scoute" est de rigueur. 
Attention : qui dit cuisine dit feu… donc risques !

Les précautions pour une table à feu

Pour une manipulation aisée et en toute sécurité, recherche :

  • D’abord un terrain bien dégagé et un endroit bien plat. Ne laisse pas traîner des bûches et des casseroles partout !
  • Un dimensionnement adéquat : fie-toi aux dessins (les tables à feu sont souvent beaucoup trop hautes : hauteur maximale : 80 cm ; cela veut dire attacher la première traverse à 35-40 cm du sol). Il y a un truc : ta table à feu sera à bonne hauteur si le plus petit de la patrouille peut voir le fond de la plus grande casserole !
  • Une bonne orientation : dans nos régions, le vent dominant (et avec lui les fumées) vient de l’ouest. Place donc la tente et la table en conséquence : plus ou moins à l’ouest du feu.

L’endroit

  • Il faut situer la feuillée au minimum à 25 m d’un cours d’eau et au-dessus de la ligne des hautes eaux.
  • A l’ombre.
  • Au sec.
  • Evidemment, place la feuillée à une distance raisonnable du coin de patrouille : ni trop loin, ni trop près !

Les grands principes

  • dimensionnement correct
  • siège confortable
  • papier toilette protégé
  • terre + pelle
  • bâche d’intimité
  • signal occupé/libre

La profondeur du trou

Il est inutile de creuser au-delà de 25 cm de profondeur. En effet, pour dégrader nos déchets, il faut des micro-organismes qui ont besoin d’air. Or, plus on s’enfonce, moins il y a d’air. Donc moins il y a de micro-organismes capables de digérer nos déchets. Pour compenser, il suffit de faire le trou plus large et plus long… ou de faire deux feuillées.

Non à l’eau de Javel, oui à une pelle de terre. 

Si les micro-organismes adorent l’air, ils détestent par contre l’eau de Javel, la créoline et autres désinfectants radicaux qui tuent tout, sans distinguer les utiles des nuisibles. Il vaut mieux ajouter de temps en temps quelques pelletées de terre pour combattre les problèmes d’odeurs et utiliser un désinfectant non chloré (regardez les étiquettes), surtout au-dessus et autour du trou. Pour combattre les odeurs, de la sciure de bois non-résineux ou simplement de la terre fera très bien l'affaire. 

Oui au papier sans chlore. Le papier toilette non blanchi au chlore se dégrade plus vite : à privilégier ! Plus cher ? Pas nécessairement et de toute façon, on peut économiser sur bien des choses mais pas sur la santé de la planète et de ses futurs habitants ! En prime, avec le chlore que contient l’eau de Javel, on introduit dans la nature des substances franchement toxiques.

Quel plaisir de reprendre tes gamelles propres ! Quel plaisir de ne pas faire la vaisselle par terre ! Cela ne relève pas du miracle. Un vaisselier est une construction qui améliore le côté pratique de ton coin de patrouille. Voici un modèle simple, avec une bassine pour l’eau chaude et une pour l’eau froide.

15 jours de camp... Cela vaut la peine de s’occuper un peu de son corps aussi. Voici quelques schémas de meubles bien pratiques.

Construire ton coin de patrouille, participer à un grand jeu, ou même préparer le concours cuisine, toutes ces activités risquent de t’amener rapidement à faire une lessive.

Si tu as prévu un séchoir, tes vêtements seront d’autant plus propres et plus vite secs que s’ils traînent par terre. De plus, un bon séchoir, c’est joli et solide. Les jours de grandes lessives, tu peux aussi tendre une corde à linge entre deux arbres.

Les dimensions

Un bon truc : mesurer des objets domestiques ! Pour un bon dimensionnement des constructions, sers-toi des objets de référence de ton quotidien. Mesure par exemple, la hauteur d’une table et d’une cuisinière, la largeur d’un banc et d’un lit, les dimensions d’un WC...

La première traverse de soutien de la structure doit être mise à 35-40 cm du sol ; cela semble bas mais avec l’épaisseur des traverses suivantes, du mélange de boue et de pierre puis de la barre de support de la grille, tu arriveras vite à 80 cm.

  • Un scout en chaise roulante n’empêche pas la construction de woodcraft au camp. Il peut sans problème scier ou creuser si on l’aide à sortir de sa chaise.
  • Pense à construire les tables à hauteur d’une personne en voiturette pour qu’elle ait aisément accès à son assiette. Idem pour la table à feu ou la table-vaisselle.
  • Pour la tente sur pilotis, tu as besoin de pilotis agrémentés d’une poulie, d’un baudrier et d’une bonne corde. Il faudra simplement être attentif à ne pas trop les élever. Des lits superposés sont une bonne solution : les scouts handicapés dormiront sur ceux du bas.
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