Voici quelques nœuds et brêlages de base qui te permettront de réaliser la plupart des constructions. N’oublie pas d’entraîner les scouts avant le camp pour bien maîtriser les nœuds dont vous aurez besoin.

Il sert à relier deux cordages. La figure 1 montre comment le faire. La figure 2 montre comment il se présente une fois serré. Ne pas lui faire trop confiance, car il a tendance à glisser en se serrant : laisser les brins libres assez longs.

Le nœud plat ne convient pas pour des cordes de grosseurs différentes. Il faut alors lui préférer le nœud de tisserand.

Il sert à amarrer n’importe quoi : un bateau au bout du quai, un pont de singe... Il a l'avantage de se serrer sur lui-même plus on tire dessus. Laisser toutefois assez de longueur au brin libre.

C’est un nœud indispensable, celui qu’on doit pouvoir faire les yeux bandés, les mains derrière le dos, sous une pluie battante, rapidement et sans hésitation. Le défaire est aussi facile que de le faire.

Pour le faire autour d’un pieu, d’une borne qu’on peut coiffer, faire d’abord un tour mort en laissant le brin libre sous le brin engagé, et en coiffer le pieu (1). Laisser au brin libre assez de longueur pour faire un deuxième tour mort semblable au premier, et en coiffer aussi le pieu (2). Il faut garder assez de longueur au brin libre pour que le nœud puisse glisser un peu et se serrer (3). Eventuellement, on peut l’assurer par une demi-clé faite autour du brin engagé (4).

Il sert à relier des cordes de grosseurs différentes. En comparant les figures 1 et 3, tu verras en quoi il diffère du nœud plat. 

C’est un nœud indispensable. Il faut pouvoir le faire d’une main, quand on s’agrippe de l’autre, dans le noir au-dessus du vide. Il sert à bien des choses : à s’assurer en montagne, à attacher un hauban à l’œillet du coin d’une tente...

Ce nœud peut remplacer un tendeur manquant à un hauban de tente. Ce nœud n’est pas sûr : il glisse facilement. Ne pas l’utiliser pour les haubans d’un mât auquel quelqu’un doit grimper.

Il se compose de deux nœuds simples coincés l’un contre l’autre. C’est un bon nœud, solide, sûr et facile à défaire (figure 5). Ce nœud convient pour réunir deux cordes, et aussi pour réunir deux fils durs, en matière plastique par exemple. On l’emploie couramment pour fermer une estrope (figure 6).

C’est un nœud coulant fait en enroulant le brin libre de la corde deux ou trois fois sur le tour de la corde lui-même. On pourrait le faire plus simplement en ne passant qu’une ganse sous le tour de la corde. Il s’emploie pour amarrer un cordage qui restera plus ou moins tendu. Si on donne du mou et qu’on secoue la corde, il se défait.

Brêlages

Faire un brêlage, c’est assembler des pièces de bois ou éventuellement d’autres matières. L’assemblage par brêlages a un caractère provisoire. En effet, les cordes se détendent après un temps assez court, notamment à cause des variations du degré d’humidité de l’atmosphère. Voilà pourquoi il est nécessaire de retendre régulièrement les brêlages, ou du moins les tours de frappe.

Le brêlage diagonal sert à maintenir ensemble deux pièces qui ne doivent pas s’écarter. Rien n’empêche cependant de faire un brêlage carré.

Commencer par un nœud de bois sur les deux pièces croisées (10). Faire ensuite sur ces mêmes pièces deux ou trois tours dans le même sens (11). Continuer par deux ou trois tours dans le sens perpendiculaire (12). Ajouter quelques tours de frappe (13). Terminer par un nœud de batelier sur une des pièces (14). 

Le brêlage carré sert à maintenir solidement ensemble deux pièces croisées qui ne peuvent pas glisser l’une sur l’autre, notamment une pièce portée et une pièce portante. Ce brêlage se fait en général sur des pièces perpendiculaires entre elles, mais il s’accommode d’une certaine obliquité.

Supposons un bois vertical portant et un bois horizontal porté, ce qui est le cas le plus courant. Commencer par un nœud de bois sur la pièce portante, en-dessous de la pièce horizontale portée (1). C’est à tort que certains font là un nœud plat, si pas un nœud de vache. Faire trois ou quatre tours d’assemblage ; comme le montrent les figures 2 et 3, chaque tour passe à l’extérieur du précédent sur la pièce portante et à l’intérieur sur la pièce portée. Il est important que les tours soient ainsi disposés en ordre inverse sur les deux pièces afin que les tours de frappe serrent tous les tours d’assemblage de manière égale. Il faut toujours tendre la corde à mesure qu’on la met en place. Faire ensuite trois tours de frappe (4). Il faut serrer la corde à chaque tour, le plus qu’on peut.
Terminer par un nœud de batelier autour d’une des pièces (5 et 6).

Ne pas terminer le brêlage par un nœud plat assemblant les deux bouts de la corde. Il est très difficile de serrer un nœud plat sans qu’il ne prenne un peu de jeu. Or, le brêlage doit être serré.

Il s’agit de former une sorte de plancher. Il peut être léger comme le dessus d’une table, ou lourd comme le tablier d’un pont. Il se fait en fixant des traverses sur deux longerons servant de support. En général, les traverses sont juxtaposées. 

De quel diamètre doit être le bois utilisé pour les traverses ?

Pour une table, des bâtons d’un pouce sont en principe suffisants, mais il faut veiller à les prendre bien droits, à les débarrasser de toutes les aspérités, de manière à les avoir les plus jointifs possible. Pour une passerelle, si les longerons ne sont pas écartés de plus de 40 cm d’axe en axe, ce qui donnerait pour les traverses une longueur de 70 cm environ, on les prendra d’un diamètre de 4 à 6 cm. Plus on écarte les longerons, plus grosses doivent être les traverses.

Trois types d’assemblages sont présentés ici. 

  • Le numéro 16 est le plus facile à réaliser, car il suffit de glisser les traverses sous les ganses. Il convient pour des travaux légers et il n’est solide que si les traverses sont jointives. 
  • Le numéro 17 est plus solide, mais la corde doit être passée autour de longerons. Travailler avec deux cordes roulées, une pour chaque longeron, et qu’on déroule à mesure que le travail avance.
  • Le numéro 18 est de la même facture. On y a simplement ajouté un tour de frappe. Il est indiqué pour un platelage qui doit subir des chocs répétés, comme le tablier d’une passerelle. Mais si une passerelle doit demeurer en permanence, employer des clous. Il est recommandé d’aplanir les traverses à l’emplacement des clous.