Destinations autorisées

Partir en camp, c’est se donner l'occasion de vivre quelque chose de vraiment particulier.
C’est un moment de vie en groupe, riche en découvertes et en activités variées, où l'on partage valeurs et symboles communs, le tout en pleine nature.

Pour des Eclaireurs et des Pionniers, visiter un autre pays, c’est :

  • s’offrir une dimension de plus
  • découvrir une autre culture, d’autres paysages, d'autres réalités
  • apprendre à rencontrer d’autres personnes, d’autres scouts
  • participer à des activités qu’on ne pourrait pas faire en Belgique.

Les questions à se poser sont donc :

  • pourquoi camper à l'étranger ?
  • qu'a t-on envie de vivre d’exceptionnel pendant ces quelques jours de camp ?
  • qu’est-ce qui nous fait vibrer ? quel est notre but ?

Le projet de camp, c’est d’abord un rêve plutôt qu’une destination. Alors donnons-nous les moyens de le réaliser...

La règle des destinations

Pour permettre aux scouts de vivre des projets à leur taille et de belles aventures en toute sécurité, Les Scouts n'autorisent pas tous les camps à l'étranger.

Les camps se font en Belgique ou dans les régions et départements limitrophes de notre pays.

  • France : Nord Pas-de-Calais, Picardie, Champagne Ardenne, Lorraine
  • Allemagne : Rhénanie du Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Sarre
  • Pays-Bas : Zélande, Brabant Septentrional, Limbourg
  • Grand-Duché du Luxembourg

Voir la carte des destinations autorisées.

Tous les pays de l’Union européenne (à l’exception des territoires situés hors du continent et des DOM-TOM) :

  • Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède.
  • La Suisse, la Norvège, Saint-Marin, Monaco, Andorre, le Vatican, l’Islande et le Liechtenstein sont également des destinations autorisées.

Voir la carte des destinations autorisées.

Les pays du continent européen (à l’exception des territoires situés hors du continent et des DOM-TOM) ainsi que le Maroc et la Turquie. Ces deux derniers pays permettent de quitter le continent sans s’éloigner trop. Ils permettent aussi une rencontre avec un pays d’origine de nombreuses personnes vivant en Belgique.

Si un de ces états entre en guerre ou n’offre pas une sécurité suffisante, le camp ne peut avoir lieu. Pour déterminer cela, la fédération se base notamment sur les informations venant du Ministère des Affaires étrangères.

Voir la carte des destinations autorisées. 

Les camps d’unités

C’est la règle en vigueur pour les sections les plus jeunes qui s’applique, le but étant d’éviter de longs déplacements, onéreux, fatigants et/ou inquiétants pour les enfants.

C’est pas drôle !

Il n’est jamais agréable de se voir imposer une règle, nous le comprenons. Mais un peu de bon sens nous permet assez vite de comprendre que l’éloignement, le dépaysement ne sont pas au cœur de notre proposition. Chez Les Scouts, ce qui compte, c’est d’emmener un maximum d’enfants et d’ados au bout de leurs rêves…  pas au bout du monde !

On part quand même !

La liste se suffit à elle-même. L’animateur fédéral chargé des unités, de la branche ou des relations internationales n’a plus à devoir juger du bien-fondé de tel ou tel projet. Il n’y a donc plus de système de dérogation.

Lorsqu’une section décide quand même de partir en dehors des zones autorisées, le camp n’est pas reconnu par la fédération. Par conséquent, tous les avantages liés (recommandation internationale, assurance, etc.) sont suspendus. De plus, l’animateur d’unité, les animateurs et même la section s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion.
La fédération, fort logiquement, avertit les animateurs et les parents de la situation et de la suspension de l’assurance pour le camp. Etant prévenus, il n’y a pas de raison que cela vous arrive !

A garder en tête...
Partir loin n’est ni un exploit ni un gage de réussite d’un camp.
Partir loin coûte cher et cela risque d’être un frein pour l’un ou l’autre scout.
Partir loin pour vivre un camp identique à un camp en Belgique est inutile.

Qu’ils se déroulent en Belgique ou à l’étranger, les camps sont avant tout des activités scoutes. Ce sont des lieux éducatifs où la découverte de soi et des autres est primordiale. La découverte d’une région “exotique” ou extrêmement dépaysante risque parfois de devenir le but unique du voyage.

Idem pendant les réunions de l’année : des activités variées, attirantes et utiles permettent aux scouts “d’apprendre” en s’amusant. Passer plusieurs réunions à récolter de l’argent qui sera dépensé en 15 jours se marie assez mal avec cette ambition. Boulotter deux ans pour amasser le budget suffisant aussi. C’est pourtant, hélas, ce que certains projets de camps à l’étranger nous obligent à faire.

D’autre part, notre fédération a clairement marqué sa volonté d’être ouverte à tous : certains de nos projets coûtent très cher et peuvent faire de nos sections des groupes réservés à un certain public.

Il apparaît également, dans de nombreuses interpellations d’ONG ou d’associations de solidarité, qu’un scout âgé de 16 ou 17 ans n’est pas encore prêt à se lancer dans des opérations dites humanitaires. Cela demande une solide formation et un estomac bien accroché. Nous ne pouvons donc cautionner que des adolescents soient “bousculés”. Notre volonté d’épanouissement de leur personnalité et de leur caractère n’a pas besoin de tels moyens. Chaque chose en son temps.

Enfin, toujours en ce qui concerne les camps à portée “humanitaire”, les partenaires contactés sur place tiennent à peu près le même discours : l’aide humanitaire n’a que peu de sens quand elle ne s’inscrit pas dans la durée, quand elle ne vise pas l’autonomisation des populations soutenues. La plupart du temps, les interventions scoutes n’ont finalement pas les retombées positives qu’on leur souhaite.