En partenariat avec Ethias, voici quelques conseils ou rappels en matière de prévention.

Prévenir les accidents pendant le camp

  • Vérifier avec le propriétaire des lieux que les locaux occupés ont reçu un agrément récent du Service régional d’incendie et qu'ils sont donc à même d’accueillir des groupes scouts. En principe, il est préférable de s'en assurer lors de la signature du contrat de location.
  • Veiller à maintenir ou garantir l’accessibilité de l’hébergement ou du terrain pour les secours.
  • Vérifier le matériel de lutte contre les incendies, les évacuations :
    • Les extincteurs sont-ils accessibles et contrôlés annuellement (voir étiquette) ?
    • Y en-a-t-il au moins un par étage ?
    • Dans la cuisine, y a-t-il une couverture RF en bon état et accessible ?
    • Les voies d’évacuations et issues de secours sont-elles accessibles et dégagées ? Est-il facile de les débloquer (clé dans la boîte à briser ou barre anti-panique) ?
  • Prendre connaissance des consignes d’évacuation et vérifier que les pictogrammes soient bien visibles présents afin de renseigner clairement les voies d’évacuation de secours.
  • Vérifier également la présence de l’éclairage de secours sur tout le chemin d’évacuation.
    • Le cas échéant,  se faire expliquer le fonctionnement de la centrale de détection incendie et vérifier qu’elle est en bon état de veille (leds vertes allumées).
  • Préparer du sable ou de l’eau pour les feux de camp.
  • Repérer les alentours de l'endroit de camp afin d’identifier les zones à risques (rivière, trou, rocher…).  Le cas échéant, attirer l’attention des scouts en début de camp afin de les mettre en garde.
  • Prévoir un éclairage des feuillées.  
  • Si votre camp est situé à proximité immédiate d’un axe routier important, placer une signalisation en concertation avec les autorités locales afin de signaler votre présence.
  • Vérifier les installations de gaz en cuisine. Notamment :
    • Les bonbonnes de gaz doivent être stockées à l’extérieur.
    • Chaque appareil doit être équipé d’une vanne d’arrêt sur sa tuyauterie d’alimentation.
    • Des bouchons doivent être placés sur les tuyauteries qui n’alimentent plus d’appareil (une vanne fermée n’est pas suffisante).
    • Les flexibles de raccordement sont-ils en bon état (pas de risque de porosité ni de fuite) ? Sont-ils équipés de colliers de serrage ?
  • Prévoir un espace “infirmerie” avec le matériel et les documents nécessaires :
    • fiches médicales ;
    • coordonnées des médecins les plus proches ;
    • infirmerie, pharmacie adaptée et complète...
  • Faire le tour du propriétaire avec le groupe pour déceler ensemble les endroits dangereux (escalier, étang, remise à outils, trous dans la prairie, endroits pentus, accidentés, glissants, etc.).
  • Délimiter des zones d’accès et établir les règles.
  • Indiquer quel est le point de rassemblement en cas d’évacuation du bâtiment.
  • Rappeler les consignes aux scouts lorsqu’ils partent seuls en jeu :
    • sécurité routière et port des vestes fluos ;
    • limite de jeu ;
    • zones dangereuses ;
    • se méfier des animaux inconnus, etc.

L’ambiance monte rapidement pendant les jeux. Scoutball, football, jeu des globules, grosse Bertha… Quand les scouts se donnent à fond, des accidents peuvent survenir (entorses, fractures, commotions…).

Si tu vois que les scouts y vont un peu trop fort ou qu’ils jouent brutalement, n’hésite pas à interrompre le jeu pour calmer tout le monde. Éventuellement, tu peux ajouter une règle au jeu qui obligera les scouts à jouer plus calmement.

Pour les jeux plus brutaux, ne laisse pas se confronter des gabarits trop différents.

Tiques

La tique, appelée aussi pou des bois, est un arachnide acarien (famille des araignées).

Les plus jeunes (nymphes) ont la taille d’un mini-grain de beauté ; à l’âge adulte, elles mesurent en moyenne 5 millimètres.

La tique mord hommes, femmes et enfants pour se nourrir de leur sang. Sa morsure est discrète, indolore et peut passer totalement inaperçue.

Malheureusement, cet acarien est parfois porteur de maladies, entre autres du germe de la maladie de Lyme. Celle-ci provoque des symptômes désagréables, voire handicapants : fatigue, raideurs et/ou douleurs articulaires, troubles neurologiques...

La tique se perche sur de hautes herbes, des fougères ou des branches d’arbre basses. Elle se cache aussi dans les tapis de feuilles mortes, la végétation des dunes, les prairies humides et les haies. Autant dire que les scouts de tout ordre sont à sa portée...

Avant de mordre, la tique peut se déplacer sous les vêtements à la recherche d’un endroit chaud et humide. Cheveux, cou, aisselles, aine, arrière du genou et des oreilles, parties génitales... : les lieux sont multiples et souvent difficilement accessibles.

Pas de panique !

  • Contrôle la peau des scouts (et des animateurs) après chaque sortie ou demande-leur de s’inspecter l’un l’autre.
  • Rassure, réconforte celui qui vient pour faire enlever une tique.
  • N’utilise pas d’éther pour endormir la tique : celle-ci relâcherait ses mandibules et libèrerait encore plus de salive sous la peau.
  • Extrais délicatement la tique à l’aide d’une pince spéciale vendue en pharmacie.
  • Rince la plaie à l’eau courante et sèche-la avec une compresse stérile.
  • Note la date et l’endroit de la morsure dans ton carnet de soins.
  • Si tu ne te sens pas capable d’intervenir, si la tique est très petite ou difficilement accessible, si tu ne parviens pas à l’enlever entièrement ou si une tache rouge apparaît à proximité de la zone de la morsure, rends-toi chez le médecin.
  • Préviens les parents en fin de camp pour qu’ils continuent à surveiller leur enfant.

Outils : prévenir les accidents pendant le camp

  • Expliquer le maniement, le port et le rangement des outils aux scouts.
  • Ne pas laisser traîner les outils.
  • Proposer des outils adaptés à l’âge et à la taille des scouts (par exemple, un courbet, dont le petit manche tient bien en main, convient mieux qu’une hachette).
  • Utiliser du matériel en bon état.
  • Entretenir les outils : un outil bien tranchant est moins dangereux, si on le manipule bien, qu’un outil mal aiguisé. Cela permet aussi de vérifier régulièrement leur état (remplacer le manche d’une hache, refixer le manche d’une masse ou d’un maillet, vérifier la tension des lames de scie, etc.).
  • Protéger les pointes ou tranchants des outils avant de les ranger (avec du papier journal).
  • Rentrer tous les outils dans leur malle avant la nuit, pour éviter qu’ils ne rouillent à cause de l’humidité.
  • Isoler les malles à outils du sol en les plaçant sur des rondins.
  • Utiliser des gants pour se protéger des loques, des échardes ou de la sève.

Pour prendre un minimum de risques et gagner du temps lorsque tes scouts commenceront leurs constructions, tu peux, durant l’année, les préparer à la manipulation des outils.

En atelier, en jeu à postes… présente aux scouts les outils qu’ils seront amenés à utiliser
pendant le camp
afin de leur en expliquer : le maniement ; le rangement ; le port ; l’entretien.

Pendant le camp, lors d’activités de construction, les outils sont quotidiennement utilisés.

Mais il ne faut pas perdre de vue que, pour certains scouts, le travail manuel n’est pas une
activité courante : c’est presque un événement. Il faut donc les ménager car la fatigue peut également engendrer des situations ou manipulations dangereuses.

Pour la sécurité de tous mais aussi pour pouvoir profiter du matériel plus longtemps, sensibilise tes scouts au rangement des outils et veille à ce qu’ils les entreposent correctement là où vous l’aurez décidé.

  • Comme avant et pendant, l’essentiel est de bien entretenir ton matériel. Lorsque tu rangeras tous ces outils pour l’année, nettoie-les bien.
  • Utilise un papier de verre fin pour leur donner un coup de neuf.
  • Emballe-les pour qu’il n’y ait pas de lame ou de dents apparentes qui risqueraient de faire des dégâts.

Feux : prévenir les accidents

  • Choisis un endroit protégé du vent (léger creux ou butte naturelle), pour éviter que de petits fragments incandescents ne blessent un scout, abîment des vêtements, sacs de couchage ou toiles de tente, voire occasionnent des incendies.
  • Si le terrain que tu occupes est plat, construis un écran de terre ou de branches feuillues.




  • N’allume jamais un feu sous une tente : la suie se dépose sur la toile, les fumées indisposent les personnes et la toile pourrait être percée, voire brûler entièrement.


Pour allumer ton feu, utilise du papier, de fines brindilles, des déchets de corde ou des copeaux bien secs.

Tu es pressé, le bois est humide, le feu ne prend pas ? Recommence la procédure méthodiquement, en te servant de blocs allume-feu écologiques.


Ne prends aucun risque : pas d’alcool à brûler, ni d’essence.

  • Si tu en verses directement sur le feu qui démarre mal, la flamme pourrait remonter jusqu’au bidon qui exploserait.
  • Si tu utilises un linge imbibé, les mains pourraient s’enflammer.
  • Si tu te sers d’un papier ou d’un chiffon imbibé comme allume-feu, les vapeurs de l’essence pourraient provoquer une explosion.
  • Les feux de cuisine creusés dans le sol provoquent peu de brûlures mais sont inconfortables et peu hygiéniques.
  • La hauteur des tables à feu doit être calculée pour que le plus petit cuisinier du groupe puisse voir le fond de la casserole.

  • Méfie-toi des feux entre rondins : si ceux-ci se consument, ils pourraient se décomposer sous le poids de la casserole et occasionner de graves brûlures au cuisinier.

  • Nettoie l’emplacement du feu et ses alentours pour en retirer toute matière combustible (broussailles, feuilles mortes, herbes sèches, brindilles, aiguilles de conifères...).
  • Prévois un stock de bois à proximité du coin veillée pour éviter un va-et-vient de scouts et la manipulation d’outils autour du feu.
  • Choisis des bois qui produisent des flammes et peu de braises. Les résineux sont les plus courants (sous forme de bûches, perches et palettes), mais ils crépitent et projettent de petits fragments incandescents.
  • Utilise des fagots lorsque tu as besoin de davantage de luminosité lors d’une saynète ou d’un chant.
  • Jette de l’eau sur les braises avant d’aller te coucher pour éviter que celles-ci se dispersent.

  • Si tu prévois un feu en pyramide, ne la fais pas monter trop haut : inutile de risquer un effondrement, de dégager une chaleur incommodante et de gaspiller du bois.

Tu peux fabriquer des flambeaux :

  • en faisant fondre des fonds de bougies ou de la paraffine au bain-marie, puis en y plongeant des lambeaux de tissu que tu enroules autour de morceaux de bois.
  • en fixant une petite boite de conserve au bout des bâtons et en y mettant des morceaux de tissus préalablement imbibés de paraffine.

  • Veille à une stabilité parfaite de la casserole et préfère une plaque électrique (sans flamme) à un réchaud (avec flamme).
  • Manipule la cire liquide et les tissus avec douceur, pour éviter les projections/éclaboussures.
  • Aie toujours à côté de toi un linge épais et mouillé en cas de début d'incendie.
  • Au moment de l’utilisation, prévois une protection pour que la cire ne coule pas sur la main qui tient le flambeau.
  • Vérifie que les lambeaux de tissu ne se "décollent pas" pendant l’utilisation du flambeau.
  • Si tu organises une promenade, choisis soigneusement ton itinéraire et rappelle aux scouts les consignes de sécurité.
  • Dans tous les cas, fais un cooling, c’est-à-dire fais couler de l’eau sur la brûlure, puis applique un pansement humide (compresse ou linge propre).
    Retiens 20-20-20 pour :
    • 20 minutes : c’est le temps nécessaire à un refroidissement des tissus et au soulagement de la douleur ;
    • 20° : c’est la température approximative pour éviter le choc thermique ;
    • 20 centimètres : c’est la distance à respecter entre la source d’eau qui coule et la partie brûlée.
  • Consulte un médecin pour des brûlures au visage ou toute brûlure du 2e ou 3e degré (cloques et/ou couleur blanche, brune ou noire).

  • N’enlève jamais les vêtements qui collent à la peau.
  • Ne perce pas les cloques.
  • Ne souffle pas, ne tousse pas au-dessus de la brûlure car cela pourrait provoquer des infections.
  • N’applique aucune pommade sans avis médical.
  • Prévois des extincteurs, une couverture anti-feu, un seau de sable, de l’eau à proximité de l’emplacement de ton feu.
  • Aie les numéros d’urgence en mémoire :
    • 112 : numéro d’urgence pour toute l’Europe ;
    • 100 : pour les pompiers et une ambulance.

  • L’eau absorbe la chaleur des matériaux en combustion et peut refroidir certains feux. Cependant, elle provoque parfois des réactions dangereuses, comme un dégagement de gaz toxiques ou une augmentation de l’intensité de l’incendie.