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Promenade à proximité de la Fresnaye

Nous vous proposons une promenade de 8,5 km dans le BRABANT FLAMAND

Point de départ : Entrée principale du Camp de la Fresnaye. Cette promenade est une production du Touristiche Federatie van de Provincie Vlaams-Brabant. Nous avons traduit les textes et changé le point de départ.

Signalisation : Piquets en bois avec tête de biais de couleur bleue ou panneaux « Dworp wandeling ».

 

En quittant le camp de la Fresnaye nous descendons vers la gauche la « Prins Boudewijnlaan ». La rue est dédiée au Prince Baudouin (futur Roi Baudouin) qui est venu jouer au camp de la Fresnaye lorsqu’il était louveteau. Nous traversons un bois de chênes indigènes, de bouleaux et de grands pins.

 

A hauteur du Y de la route, nous tournons à droite dans un chemin qui mène quelques mètres plus bas à un croisement de six rues.
Un superbe tilleul abrite une petite chapelle à l'ombre de laquelle poussent deux sureaux : l'un est un sureau commun et l'autre un Sambucus nigra lacianiata . Son nom commun en flamand est « peterselievlier »  parce que ses feuilles finement dentelées ressemblent au persil.

 

Nous laissons le quartier des villas construites dans les années 60 à notre gauche et suivons la "BRONWEG".
Dans le bois, principalement constitué de saules, frênes et d'aulnes, de ronces et d'orties, se trouve en effet une source où les habitants du quartier venaient, dans le temps, puiser l'eau. Des cerisiers et des guigniers (cerises à Kriek) indiquent qu'un verger doit avoir existé à cet endroit.

 

Un peu plus loin, nous enjambons un ruisselet.
L'environnement est idéal pour le populage des marais. Au bout de ce bosquet, un troène, un pin et quelques conifères indiquent l'intervention de l'homme dans la végétation naturelle. Sortis du bois, nous avons une vue sur la vallée du "MOLENBEEK" avec le versant nord boisé. De ce côté de la vallée, une rangée de saules pleureurs marquent le cours d'un ruisseau latéral.


Nous continuons jusqu'à une des plus anciennes fermes de Dworp dénommée "HOF TER WOUWERINGEN". Ensuite, nous atteignons la chaussée d'Alsemberg que nous traversons ( Attention à la traversée ! ! ) Nous suivons de l'autre côté le "OUDE VYVERWEG"  pour traverser 50 mètres plus loin le "MOLENBEEK" et nous arrivons à la chapelle "ONZE LIEVE VROUW-TER-NOORD" par le "HANENBOSWEG".

Cette chapelle date de 1822 suivant l'inscription inscrite sur le fronton au-dessus de l'entrée.

 

Après la chapelle, nous prenons à gauche et gravissons la colline. Nous passons bientôt à côté du "HANENBOS" aux abords duquel poussent des feuillus. De superbes hêtres séculaires composent ce bois. Le sol de la partie la plus haute du bois est jonché de blocs de sable ferrugineux. Ce lieu était exploité jadis pour servir de matériel de construction. Le nom "BRUINEPUT" lui vient de cette époque. La route tourne à droite et nous avons à nouveau une belle vue panoramique. Plus loin; après une habitation à longue façade, un nouveau panorama se dessine, cette fois sur le centre de Dworp.

 

Quelques mètres avant la "LOTSESTEENWEG", nous tournons à droite pour arriver 250 mètres plus loin à la chaussée que nous traversons ( attention à la traversée) et prenons à gauche dans la "WORTELENWEG" où nous pouvons apprécier les vues sur Dworp. En suivant le sentier, nous atteignons la limite du "BEGIJNENBOS" que nous allons traverser.

 

La couleur rouge des têtes des piquets indiquent que ce trajet longe aussi la "Kerstbeek wandeling ».

Le nom de ce bois renvoie au Béguinage de Bruxelles qui en était propriétaire. Il a une superficie de 28 ha et est planté tant de feuillus que de conifères. Le chemin court en grande partie dans une plantation de hêtres. De superbes exemplaires qui ont déjà quelques siècles poussent principalement sur le versant ouest du bois. C'est un arbre à couronne feuillue fermée, ce qui a pour conséquence que la lumière ne la traverse que difficilement. Cette situation crée un manque au niveau du sol où les plantes et les herbes ne poussent pas.

 

Le chemin se divise sur le plateau et nous restons à droite.
De nouvelles plantations ont eu lieu après avoir fait des coupes dans cette partie du bois. Maintenant, que la lumière se répand les roses sauvages et les ronces remplacent les plantes d'ombres tel que les muguets. Aux abords du chemin où l'eau de pluie stagne poussent du "persicaire âcre ou poivre d’eau »

 

Arrivés à la limite du bois, nous tournons à droite. Au croisement en T, nous prenons à nouveau à droite.
Le long du chemin de terre que nous suivons, poussent le cornouiller et le sureau. Les buissons se composent de cardinalice, noisetier, ronces, aubépine, prunellier, chêne et sureau. La plupart de ces arbrisseaux donnent des fruits très appréciés des oiseaux. C'est pourquoi ces sortes clôtures ne sont pas seulement de beaux éléments du paysage, mais ils ont aussi une fonction importante pour la faune de la région.


Au bout du "BEGIJNENBOSWEG", le croisement est marqué par une croix de pierre sous un saule pleureur et un vieux chêne. La croix date de 1768 et nous rappelle qu'Egidius De Blaeser a eu un accident en tombant de charrette.


En face de la croix, nous continuons tout droit, pour tourner à droite quelques mètres plus loin dans le "DIKKEMEERWEG". Après une cinquantaine de mètres, nous prenons à gauche pour suivre la "DUVELS BORREWEG".
Devant la ferme, profitons d'une vue  sur la vallée du Molenbeek.  Au bout du chemin, nous traversons un bosquet planté d'une grande diversité d'arbres : aulne, noisetier, peuplier, chêne, faux acacia, frêne, sorbier.


Nous arrivons bientôt au "STEENPUT".

A partir du petit pont sur le Molenbeek; il est possible de voir quelle est la composition du Massif du Brabant. Ici, en effet, l'eau coule  au-dessus des rochers. Le quartzite a été exploité dans les environs, c'est pourquoi le lieu est appelé "STEENPUT". La carrière, déjà exploitée au Moyen Age, livrait entre autre des pierres utilisées pour paver les rues de Bruxelles. Elle est actuellement abandonnée et pleine d'eau. Au début du 20 ° siècle, une tentative a été faite pour la remettre en exploitation, mais cela n'a pas marché parce que les constructeurs de routes ont délaissé la pierre de porphyre devenue trop chère.

 

A droite du ruisseau, nous suivons le "SINT LAUREINSBORREWEG".
Quelques mètres plus loin, nous rencontrons un petit canal qui avec l'ancienne habitation du maître des lieux sont les derniers vestiges d’un moulin à papier et d’une fabrique de carton . La production fut arrêtée peu après la première guerre mondiale. Le bâtiment a été détruit en 1927.

Nous continuons notre promenade le long du "Molenbeek" et atteignons une petite chapelle rebâtie en 1990 mais érigée, à l'origine en 1849, par la famille de Meurs. Cette famille qui exploitait la fabrique de cartons de Rhode Saint Genèse, était propriétaire du moulin à papier de Steenput.

Le chemin de "Sint Laureinsborre" est ainsi nommé à cause d'une source qui se trouvait dans les environs dans un pré devant la "STEENBLOKWEG".

Nous arrivons bientôt dans le vieux centre de Dworp avec les bâtiments de l'ancienne brasserie Winderickx (Gueuze & Kriek) et diverses autres habitations du 19 ° siècle.

 

A hauteur du n° 4 de la "MOLENBEEKSTRAAT" nous traversons le pont du Molenbeek pour arriver ensuite par quelques marches à l'ancienne maison communale.


Ce bâtiment en briques jaunes, pourvu d'un escalier en façade et décoré d’emblèmes de divers artisanats et des armoiries de Dworp, a été érigé en 1901-1902 et a servi de siège à l'administration communale durant 74 ans.

 

En 1977, Dworp a fusionné avec Alsemberg, Beersel, Huizingen et Lot pour former  une nouvelle entité qui pris ses quartiers dans le Château du Rondenbos à Alsemberg.

 

A cet endroit se trouvait une église romane qui a été démolie en 1900 après qu'une nouvelle église néogothique ait été construite un peu plus loin entre 1890 et 1894.

 

A droite de la maison communale se trouve un pilori qui semble dater du 17 ° siècle. Symbole de l'expression de la justice au Moyen Age, il a été probablement détruit par le gouvernement français à la fin du 18 ° siècle. Les fragments ont été retrouvés à plusieurs endroits et il a été reconstruit, en 1948, comme le renseigne une plaque commémorative apposée sur la façade de l'ancienne maison communale .

 

Nous traversons la chaussée d'Alsemberg et suivons la "GEMEENTEHUISSTRAAT".
La largeur de cette rue prouve qu'elle était le cœur du village avant la construction de la chaussée d’'Alsemberg.

 

Devant la "GIILDENHUIS" (maison des corporations), dont la construction remonte à 1516 comme en atteste les ancrages dans la façade latérale, nous tournons à droite dans la "KERKSTRAAT". Au bout de cette rue, nous prenons de chemin à gauche et laissons ainsi le centre du village derrière nous.

 

Engageons-nous dans la petite vallée verte du "STEENPUTBEEK", le bâtiment  au début du chemin est ce qui reste du "HOF TE STEEN" ou "STEYNEN HOF".

Le chemin que nous empruntons s'appelle le "HENDRIK CONSCIENCE PAD". En effet différents épisodes du roman de H. Conscience "Eene verware zaak"  (1874) (une affaire embrouillée) se déroulent à Dworp.

La région entre la Senne et la Soigne  n'était pas inconnue de l'auteur de "De Leeuw van Vlaanderen" (Le Lion des Flandres). Il habitait depuis 1869 à Bruxelles où il avait été nommé conservateur du musée Wiertz et visitait régulièrement les environs de la capitale. Il résida plusieurs fois à Halle où habitait sa fille Maria . Elle était mariée à Gentil-Theodoor Antheunis  qui fut nommé juge de paix de cette ville de la Senne en 1878. Celui-ci était aussi connu littérairement car il était actif comme poète et il composa également quelques romances.

H. Conscience résida la plupart du temps à l'auberge de Guillaume Geerts, connue sous la dénomination populaire de "Lamme Gisj", sur la chaussée de Ninove.

Après 300 mètres, nous arrivons au "STEENPUTBEEK". De l'autre côté du petit pont, nous suivons le cours d'eau en remontant le courant.

Le côté droit du sentier est bordé de saules élancés. Le premier présente des trous ronds au niveau du tronc. Ils démontrent que les pics y ont travaillé. Ces oiseaux creusent  leur nid dans les troncs d'arbres à l’aide de leur bec.

Le "STEENPUTBEEK" doit son nom à une carrière dans le bois de Halle où il prend sa source. L'eau est suffisamment pure pour permettre aux petits poissons de vivre mais … c'est par ce ruisseau que s'écoule une partie des eaux d'écoulement venant de l'autoroute Paris-Bruxelles. En hiver, en cas de gels elle charrie donc aussi le sel répandu sur l'autoroute...

Les berges du ruisseau sont couvertes d'aulnes, de saules, de chênes et de noisetiers. Au printemps, le bouton d'or, le populage, la hyacinthe sauvage, le sceau de Salomon y poussent. En été se sont, les roses sauvages, la valériane, les plantes des marais, la griffe d'ours ou bercée qui se développent. On y trouve aussi des arbrisseaux dont les baies sont un délice pour les oiseaux, comme les ronces, le prunellier et le cornouiller jaune. Divers endroits sont envahis par les orties et les graterons  ce qui démontre un terrain riche en azote.

 

Près de l'endroit où nous avons une trouée vers un pré de l'autre côté du ruisseau, la rive est constituée de chênes-frènes en dessous desquels pousse des noisetiers. Au printemps, les sous-bois endroits  sont parfumés par l’ail des ours.

A notre droite, le versant de la vallée est couvert de prairies herbeuses, de prés, de champs et de bosquets. Ces derniers bordent un petit fossé alimenté par de petites sources


Nous suivons le cours du "STEENPUTBEEK" jusqu'au "WINKELAAR" où nous prenons à droite.

Au cour des siècles passés des fermettes basses et longues ont été construites le long de cette rue. Ces dernières années des villas ont été érigées sur les parcelles intermédiaires.

 

A mi-chemin de la côte, derrière la maison qui porte le n° 4, nous prenons le sentier dénommé "HEIDEBLOEM".
Nous nous promenons entre les prés en admirant la vue sur la vallée du "Steenputbeek" et arrivons après plusieurs tournants serrés à deux petites fermes aux longues façades. Une de celle-ci est encore construite en grossières pierres de sable non taillées. Nous dépassons l’habitation du gestionnaire du camp. A gauche nous voyons une longue bâtisse où nous pouvons lire l’inscription « estaminet »sur la façade.

Nous traversons la "KRABBOSSTRAAT", et revenons au camp par la "Prins Boudewijnlaan"

 

Conseil

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